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Chant d'Exil. - Mythe & théologie mystique, : De l'aube de la pensée grecque à l'Antiquité tardive, Une herméneutique du désir |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
Patrice Cambronne, Auteur ; Alain Michel, Préfacier, etc. |
Editeur : |
William Blake and Co. |
Année de publication : |
1997 |
Collection : |
Art & Arts |
Importance : |
233 p |
Format : |
24 cm |
ISBN/ISSN/EAN : |
978-2-84103-074-1 |
Langues : |
Français (fre) |
Résumé : |
" Chants de l’Âme exilée ", voilà ce que ces pages aimeraient donner à entendre, à laisser résonner aux oreilles du Cœur. Elles voudraient s'attacher à décrire, et à chercher à comprendre trois formes de pensée qui présentent un double lien : * Avant tout, un mode commun d'expression le recours au Mythe. Le Mythe ne serait-il donc que gigantesque fantasmagorie ? Ou plutôt, la " fantasm-agorie " ne serait-elle pas le lieu d'émergence de la Parole Désirante ? Mythe s'épanouissant en Pensée ; Mythe, Parole-Echo ; Miroir sans doute de la conscience tragique, mais miroir sans tain qui laisse entrevoir un au-delà du miroir. * Une filiation historique, aussi, de l'aube de la pensée grecque à l'Antiquité tardive. Les Chants d'Orphée présentent la " tradition orphico-pythagoricienne ". A quand faire remonter, en Occident, l'émergence de notions cardinales comme l'Ame, l'Idée, l'Immortalité ? Quel rapport entre l'auteur du célèbre théorème et le chantre, tout de blanc vêtu, dont on dit qu'il descendit aux Enfers ? Peut-être serait-ce que la Vérité ultime de l'Existence est dans cette inlassable Quête du Sens, au-delà du " monde disloqué des apparences " ? Le " Chiffre " n'attend-il pas d'être " déchiffré " ? Les Chants de Sophia montrent quelques aspects de ce que l'on désigne improprement par le nom de " Gnose " : Pensée hantée par le visage menaçant d'un Démiurge méchant, qui, aux origines du Temps, a plongé l'homme dans un espace de déréliction, pépinière d'amertume. Ne serait-ce pas là comme une cicatrice des blessures causées par une Histoire où Dieu apparaît comme le grand Absent ? Les Chants des Errants exposent les grandes lignes de la théologie manichéenne : Opposition simpliste entre le Bien et le Mal ? Ou plutôt conscience tragique de l'homme à la lisière de la Lumière et des Ténèbres, réitérant une Protohistoire, déjà traversée par le rayon lumineux de la Grâce ? Pour finir, que dit l'Homme de son propre Désir lorsqu'il dit Dieu ? Où est l'Autre du Désir ? De l'aube de la pensée grecque à l'Antiquité tardive, ne pourrait-on pas lire, en filigrane, dans ces Chants d'Exil, au cœur du Silence et de l'Absence, dans la Mélancolie - Deuil impossible de l'inscription de la Temporalité dans le Corps -, comme une fraternité de l’Âme, qui aurait pour nom voilé : d’Aujourd’hui de l'Espérance ? |
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